Spiralangue 5e

Spiralangue 5e : travailler la langue autrement, toute l’année

Cette année, Spiralangue arrive aussi en 5e !

Après avoir réfléchi à ma progression de langue et à la manière dont je souhaitais accompagner mes élèves tout au long de l’année, j’ai adapté la démarche Spiralangue au niveau 5e.

L’idée reste la même : sortir d’un enseignement de la langue trop cloisonné, dans lequel une notion est étudiée pendant quelques séances, évaluée… puis parfois oubliée quelques semaines plus tard.

Avec Spiralangue, au contraire, les élèves reviennent régulièrement sur les mêmes compétences, les consolident, les enrichissent et apprennent peu à peu à les mobiliser de manière plus autonome.

Pourquoi une démarche spiralaire ?

En langue, nous savons combien la répétition est essentielle.

Reconnaître un sujet, identifier la classe grammaticale d’un mot, conjuguer correctement un verbe ou repérer une expansion du nom ne peut pas devenir un automatisme après une seule séquence.

Il faut rencontrer la notion, s’exercer, oublier un peu, la retrouver, hésiter, chercher dans ses outils, recommencer… et progressivement automatiser.

C’est précisément ce que je cherche à installer avec Spiralangue.

Les apprentissages sont organisés sur l’ensemble de l’année. Les notions nouvelles apparaissent progressivement, mais celles déjà rencontrées ne disparaissent pas : elles reviennent régulièrement dans les exercices.

La progression n’est donc pas une succession de chapitres indépendants, mais bien une spirale : à chaque passage, l’élève retrouve des compétences connues tout en allant un peu plus loin.

Une progression de langue liée à la littérature

Je ne souhaitais pas pour autant déconnecter complètement l’étude de la langue de notre travail en littérature.

Ma progression annuelle de langue est donc pensée en relation avec les différents projets littéraires de 5e.

Certaines notions sont introduites ou approfondies au moment où elles prennent particulièrement sens dans les textes que nous lisons ou dans les productions que les élèves doivent réaliser.

Mais cette progression donne surtout une vision d’ensemble : elle permet de savoir quand une notion est découverte, quand elle est reprise et comment elle va progressivement se complexifier au cours de l’année.

Une fiche diagnostique pour commencer

Avant d’entrer réellement dans la progression, je commence l’année avec une fiche 0.

Il ne s’agit surtout pas d’une évaluation notée.

Chaque exercice est précédé d’un petit rappel et les élèves avancent individuellement, à leur rythme. Ils indiquent leur score après chaque exercice puis réalisent, à la fin, un premier bilan de leurs points forts et de leurs points encore fragiles.

De mon côté, cette fiche me permet d’observer les acquis de début de 5e et de repérer rapidement certaines difficultés.

Du côté des élèves, l’objectif est déjà de commencer à adopter une posture qui sera importante toute l’année : savoir où j’en suis pour savoir ce que je dois travailler.

Les fiches Spiralangue : s’entraîner tous les quinze jours

C’est le cœur du dispositif.

Environ tous les quinze jours, les élèves retrouvent une nouvelle fiche Spiralangue. J’en prévois quinze sur l’année.

Le fonctionnement est volontairement stable : les élèves retrouvent régulièrement les mêmes grandes familles d’exercices.

Au fil des fiches, nous travaillons notamment :

  • la réécriture ;
  • les classes grammaticales ;
  • l’analyse grammaticale ;
  • la conjugaison ;
  • l’identification des verbes et des temps ;
  • la phrase simple et la phrase complexe ;
  • la voix active et la voix passive ;
  • les expansions du nom ;
  • le lexique ;
  • la lecture et la compréhension, notamment l’implicite.

Certaines compétences n’apparaissent que plus tard dans l’année et les exercices évoluent naturellement avec les apprentissages.

L’objectif n’est donc absolument pas de proposer quinze fois la même fiche !

La structure reste familière, mais les exigences augmentent progressivement. Une compétence découverte dans un premier temps peut ensuite être reconnue, manipulée, justifiée puis réinvestie dans une tâche plus complexe.

Et surtout, les élèves continuent à rencontrer des notions travaillées plusieurs semaines ou plusieurs mois auparavant.

Des outils pour chercher avant de demander

Spiralangue ne repose pas uniquement sur les fiches d’exercices.

Je souhaite également apprendre aux élèves à utiliser leurs outils de manière autonome.

Ils disposent donc d’un cahier outil, conçu pour être utilisé dans toutes les situations : pendant les exercices de langue, bien sûr, mais également lors des rédactions, des activités Spiralangue ou du travail à la maison.

Les leçons qui y figurent ne sont pas destinées à être rangées et oubliées. Elles doivent être consultées, manipulées et revues régulièrement.

J’utilise également des mémos des essentiels, sous la forme d’un petit porte-clé, afin que certaines informations puissent être retrouvées très rapidement.

L’enjeu est simple : lorsqu’un élève hésite, je voudrais progressivement remplacer le traditionnel « Madame, je ne sais plus ! » par :

« Où puis-je trouver l’information qui va m’aider ? »

Chercher dans une leçon, retrouver un exemple, vérifier une terminaison ou utiliser un mémo fait pleinement partie de l’apprentissage.

Apprendre à regarder ses propres progrès

C’est sans doute l’un des aspects qui me tient le plus à cœur dans cette démarche.

Je ne veux pas seulement que les élèves fassent des exercices. Je voudrais qu’ils deviennent progressivement capables de repérer ce qu’ils savent faire et ce qui leur demande encore du travail.

Les scores, les bilans et les reprises régulières doivent permettre de rendre les progrès visibles.

Un élève peut ainsi constater qu’une notion qui lui semblait très difficile en septembre est devenue beaucoup plus accessible quelques mois plus tard.

Et inversement, une difficulté persistante peut être identifiée : elle devient alors un objectif de travail, plutôt qu’une simple succession d’erreurs sur des copies.

Spiralangue 5e : les différents outils

Pour résumer, la démarche Spiralangue en 5e s’appuie donc sur plusieurs outils complémentaires :

→ une progression annuelle de langue, articulée avec la progression littéraire ;

→ une fiche 0 diagnostique, pour faire un premier état des lieux en début d’année ;

→ quinze fiches Spiralangue, proposées environ tous les quinze jours pour entraîner et réactiver régulièrement les compétences ;

→ un cahier outil, à consulter toute l’année et dans toutes les situations de travail ;

→ des mémos des essentiels, pour retrouver rapidement certaines notions ;

→ une fiche de compétences et d’autoévaluation, pour aider les élèves à mieux identifier leurs acquis et leurs besoins.

Tous ces outils poursuivent finalement le même objectif : faire de l’étude de la langue un apprentissage régulier, progressif et réellement cumulatif.

Il ne s’agit plus de « travailler sur le COD » en septembre, puis de passer à autre chose.

Je découvre. Je m’entraîne. Je réactive. Je me trompe. Je cherche. Je recommence.

Et, petit à petit, on progresse.

C’est tout le principe de Spiralangue. 🌀

N’hésitez pas à m’écrire si vous utilisez ces fiches en classe. Vos retours sont extrêmement précieux pour moi ! Les fiches évolueront certainement au fil de leur expérimentation et de vos retours.

En attendant, j’espère qu’elles sauront trouver leur place dans vos classes, pour rassurer les élèves, les faire progresser et les accompagner tranquillement tout au long de l’année !

Sophie – Apollinaire en marinière

L’évaluation diagnostique, c’est par ici :

Les fiches pour la période 1 :

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