Travailler l’intertextualité autrement avec La rivière à l’envers
Cela fait des années que je travaille La rivière à l’envers de Jean-Claude Mourlevat avec mes élèves de 6e (et parfois de 5e), et c’est une œuvre que j’aime particulièrement exploiter.
Accessible du point de vue de la compréhension, elle est aussi très riche : elle permet d’entrer pleinement dans le récit d’aventure tout en ouvrant sur de nombreuses références littéraires. C’est précisément cette richesse qui en fait un support intéressant pour travailler l’intertextualité avec les élèves.

Une démarche de pédagogie active
Depuis longtemps, je cherchais une manière plus active d’aborder ces références, afin de sortir d’une approche trop descendante et d’impliquer davantage les élèves dans leurs apprentissages.
Cette année, j’ai donc conçu un support qui mêle :
- des textes documentaires,
- des œuvres picturales,
- et des liens explicites avec le roman.
L’objectif est double :
- enrichir la culture littéraire des élèves,
- les rendre acteurs et actrices de leur lecture.

Des références variées pour nourrir la lecture
Les documents proposés permettent de faire écho à plusieurs grandes références présentes dans l’œuvre :
- la mythologie grecque (notamment la figure de la Sphinx),
- les contes traditionnels,
- la figure du mentor,
- la fontaine de Jouvence (avec un ancrage possible du côté de Brocéliande).
Ces apports culturels viennent éclairer la lecture du roman et en approfondir la compréhension.

Modalités de travail
Le dispositif repose sur une activité de mise en relation.
Concrètement :
- les élèves lisent les textes et en repèrent les éléments essentiels ;
- ils associent ensuite les images aux documents correspondants ;
- le travail peut être modulé selon les classes (travail en groupe, sélection de certains documents ou traitement de l’ensemble du corpus).
Certains élèves ont pu traiter l’ensemble des documents, à leur rythme, avec un engagement réel dans la tâche.
Un prolongement dans une séquence plus large
Ce travail s’inscrit dans la continuité d’un projet mené en pédagogie active autour de l’œuvre : la création de la carte du monde de La rivière à l’envers.
L’ensemble permet de construire une approche cohérente, où les élèves explorent à la fois l’univers du roman et les références qui le nourrissent.
Retour à l’œuvre et implication du sujet lecteur
Sous chaque document, j’ai intégré un retour au texte, organisé autour de deux entrées :
- une question liée à la culture littéraire,
- une question plus personnelle, relevant du sujet lecteur (par exemple : « Et toi, as-tu un mentor ? »).
Ces questions peuvent également donner lieu à de courts travaux d’écriture, comme l’invention d’une énigme à la manière de la Sphinx.
Bilan
Cette ressource a très bien fonctionné en classe cette année.
Elle a permis de rendre les élèves plus actifs face aux textes, tout en enrichissant leur culture littéraire.
Je compte la réutiliser dans les années à venir.
Si cette démarche vous intéresse, c’est ici :







